Peux-tu présenter en quelques lignes ton activité ?
Installée depuis plusieurs années dans un centre médical, je conseille et accompagne des personnes dans la gestion de leur alimentation au quotidien.
J’assure également le suivi nutritionnel de patients en nutrition artificielle chez un prestataire de santé à domicile.
Enfin, je mène des actions d’éducation nutritionnelle en milieu scolaire et de prévention en entreprise sur le thème de l’équilibre alimentaire.

Quels sont les bienfaits de ta pratique ?
Pour la majorité des personnes, la diététique est associée aux régimes, à la restriction et à la perte de poids. Pourtant, c’est avant tout l’art de bien se nourrir.
Une alimentation saine est évidemment un facteur essentiel de bonne santé. Or la santé n’est pas seulement l’absence de maladie, mais « un état de complet bien-être physique, mental et social » (OMS)
Pour parvenir à un réel équilibre entre notre corps, notre esprit et notre relation aux autres, nous avons besoin d’une bonne hygiène de vie. La diététique en est un axe essentiel aux côtés de l’activité physique, du plaisir et de la convivialité.

Que peut apporter ta pratique au quotidien ?
J’aide les personnes à comprendre comment bien se nourrir pour trouver leur propre équilibre.
Dans un contexte où l’insatiabilité alimentaire est prônée par le commerce, où la surconsommation de produits industriels fait loi à grand renfort de messages publicitaires, je rappelle que le plaisir devrait être cette émotion particulière ressentie de façon individuelle devant un aliment.
C’est pourquoi je n’adhère pas à cette notion de « diététique de frustration » qu’on tente de nous inculquer et je défends une « diététique de réconciliation avec les aliments ».

* OMS = Organisation Mondiale de la Santé